Peinture que je préfère dans l’histoire de l’Art

Peinture que je préfère dans l’histoire de l’Art

Toutes les peintures me touchent, mais les autoportraits de Van Gogh sont pour moi des oeuvres majeures.

autoportrait Van Gogh

Ses portraits sont déjà porteurs de tout le drame de sa vie. Son style pictural me touche également car ses aplats fractionnés, colorés et comme suspendus correspondent à ce que j’aime dans la peinture. Les regards sans concession sont parfois durs, mais dégagent toute la force et la fragilité du génie.

Les contrastes de bleu, de turquoise, d’ocre sont d’une justesse inouïe.

Peinture préférée de mon travail récent (2012 – 2013)

Peinture préférée de mon travail récent (2012 – 2013)

Deux ans après que l’on m’ait posé pour la première fois la question de savoir quelle est mon oeuvre préférée parmi toutes les toiles que j’ai pu réaliser jusqu’ici, ma réponse a changé. Voici donc… ma nouvelle peinture préférée.

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Le mouchoir blanc, une oeuvre puissante

Trois personnes très proches de moi ont vécu le calvaire d’être atteintes d’un cancer.

Le jour où ma nièce m’a annoncé la perte de ses cheveux suite à une chimiothérapie, l’émotion m’a submergée et a donné naissance à cette toile.

C’est une toile témoignage. 

Elle dégage de la souffrance; mais aussi une grande dignité. Je pense qu’il était important pour moi d’abordé un sujet aussi grave que celui de l’atteinte de la féminité par la maladie.

Peinture que je préfère dans mes travaux (2008 – 2011)

Peinture que je préfère dans mes travaux (2008 – 2011)

A la question, qu’elle est ma peinture préférée, je répondrais ceci :

Je les aime toutes sinon je ne les garderais pas, je les détruirais. Néanmoins, il y en a  une, très onirique, que je suis contente d’avoir peinte, c’est : « La Mère ».

La Mère - huile 92 x 73

La Mère – huile 92 x 73

La symbolisation de la mère cosmique et universelle

Cette toile paraît ‘ingrate’ au premier abord, mais elle symbolise, une mère cosmique, universelle, semblable à un canope, un culbutos, ou une toupie, qui, telle notre planète bleue, tourne sur elle-même. Elle porte en elle toutes les douleurs du monde et dans  ses yeux grillagés, des mystères insondables.

L’œuf qu’elle tient dans ses bras symbolise l’enfant qu’elle a eu, qu’elle aime, qu’elle protège, ou peut-être, qu’elle étouffe.

Sa  main en forme de fleur ressemble davantage à un battoir qu’à un membre amical, elle semble dire : « passez votre chemin, il n’y a rien à voir ».

Son œil poché, représente davantage la fatigue que la violence, quoique….

Le fond est traité comme un univers étoilé mais je me suis inspirée  pour le peindre, des tissus des  tabliers de nos grand-mères.

Cette peinture dénonce toute l’ambiguïté de la maternité et se trouve très loin de l’idée idéalisée de la mère  tendresse.

Ouni Mam